A bicyclette

Histoires sensibles de la petite reine

Promenade à la Courneuve…

entreeLe deuxième week-end de septembre à Paris, chaque année, c’est la Fête de l’Humanité, la plus grande fête populaire de France : 600 000 personnes se sont retrouvées dans les allées parfois boueuses de la banlieue nord de Paris.

libre
J’avais un premier rendez-vous au village du libre à 9h30 le samedi. En fait c’était bien tôt pour tout le monde. En arrivant, il y avait un seul geek fort affairé… N’ayant pas grand chose à vendre mais plusieurs personnes à rencontrer, je ferai plusieurs passages tout au long de la fête. D’autant qu’un bar fort bien pourvu se trouvait à proximité !

La gauche qui a dit NONMon deuxième rendez-vous, c’était pour assister à la rencontre des chefs politiques, partisans du NON. Du NON à la constitution européenne, celui du référendum du 29 mai : 55% des français qui ont dit qu’ils ne voulaient de la constitution libérale des affairistes européens. Alors il y avait là quelques-unes des têtes d’affiche de gauche de ce mouvement. Et on a applaudi. On était content d’entendre que tous ensemble on pouvait leur prendre leur pouvoir, qu’on leur prendrait un jour ou l’autre pour faire quelque chose de plus juste, de moins degueulasse, de moins méprisant…

Il pleut !Alors pour calmer les esprits aussi fortement exaltés, on a eu un peu de pluie. Une fête de l’Huma sans pluie, ça n’existe pas. La flotte, les impers, les k-way, les parapluies y sont des accessoires ordinaires. Tous le monde se moque de nous avec cette pluie, c’est en fait surtout gènant pour la grande scène et Juliette qui passait samedi apres-midi avait bien du courage.

Village du libre
Quand il pleut, on rentre dans les stands : la librairie, les expositions de peintures, les débats, les rencontres. A la fête de l’Huma, on découvre un peintre, on va au théâtre, on écoute de la musique et on danse. La culture pour les ouvriers, les travailleurs, ça compte et c’est mieux que la télé ! Un petit week-end qui désintoxique.

La gauche qui a dit NONLa librairie est ce qui m’impressionne le plus. Il y a de longues rangées de chaises avec les auteurs d’un côté, leur nom au dessus et nous de l’autre. Ils ont l’air de gens ordinaires mais ils ont écrit des livres. Des livres imprimés, édités, vendus dans les librairies. Ils sont donc d’une autre catégorie humaine que la mienne, de les voir aussi bariolés et divers que vous et moi ne me les rend pas plus familiers ni plus proches : ils sont des héros, ils sont maîtres d’une magie qui m’émerveille autant qu’elle me dépasse.
Bref, on peut leur acheter leur livre et ils y écrivent une dédicace, ce qui n’a pas grand sens pour moi, je n’ai pas ce fétichisme. Par contre en les observant, je les imagine assis devant leur clavier et puis tapant, tapant des heures durant, des jours et parfois des mois pour inventer des histoires, des romans, des études, des pensées, ces livres indispensables à mon esprit.

RestaurantBref tout ça donne faim et manger est la grande affaire de la fête. C’est là où on se ruine, c’est là où on rigole. Des restos, des petits plats, des merguez frites au foie gras des Landes, il y en a pour tous les gouts, pour toutes les bourses. Il y en des bons, des moins bons et quelques perles, les dénicher est hasardeux.

Les gens
Les gensEt puis des gens, des gens partout, des gens qui rient, qui chantent qui boivent qui parlent qui discutent qui s’amusent. Les rapports sont directs, simples. On se dit les choses, on s’allume, on se blague, on s’engueule. La joie venait toujours après la peine disait le poète…
Les gens

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