A Berlin, c’est gris aussi !
Je suis arrivé hier, il faisait chaud 32° et ensoleillé. Et puis aujourd’hui, les nuages se bousculent, le thermomètre ne veut plus grimper : 24 dit-il. Une fraicheur faite pour se promener.
Commençons donc par l’emblème de la ville, la porte de Brandebourg qu’on pourrait croire nettoyée des scories de la guerre froide : à l’époque du mur de Berlin, elle se trouvait en effet dans Berlin-est, enclavée dans un méandre du mur, inapprochable et de l’ouest et de l’est, comme un symbole confisqué.

Berlin : Porte de Brandebourg
Aujourd’hui, comme vous le savez sans doute, le mur de Berlin n’est plus qu’un souvenir. Alors les touristes, les visiteurs peuvent s’y presser, passer dessous, aller d’un côté et de l’autre.

Attraction pour les touristes
Et pourtant les vestiges de la 2ème guerre mondiale restent présents de deux façons : des acteurs grimés en soldats qui se laissent photographiés par les touristes (je me demande si c’est la municipalité berlinoise qui les payent ?) et puis la massive ambassade américaine qui s’est installée là comme pour manifester son triomphe, comme pour indiquer que la liberté du monde libre reste sous sa surveillance rapprochée, sous son drapeau…

Ambassade américaine à Berlin
Et puis, juste derrière cette ambassade américaine se trouve le monument à la mémoire de la shoah. Vaste alignement de bloc de béton gris foncé, reprenant le thème des colonnes de Buren dans la variation des hauteurs, en plus vaste, en plus triste, en plus sombre. Le centre de documentation, situé en dessous, ajoute ce qu’il faut de précisions pour que cette horreur ne quitte jamais nos mémoires.

Berlin : Mémorial de la Shoah
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